La mafia judiciaire ou comment se faire détrousser

La justice n’est pas de ce monde, je vous invite à lire mon précédant article. La majorité des français ne croient pas à leur propre justice et il faut avoir beaucoup d’humour pour croire au système judiciaire.

Ernest Pardo s’en prend au fonctionnement des tribunaux administratifs et aux tribunaux commerciaux, notamment concernant ces derniers avec ce qu’on appelle les administrateurs judiciaires.

Quel que soit le tribunal administratif ou judiciaire puisque la France est le seul état au monde qui a fait la séparation entre des tribunaux de juridiction administrative et les juridictions judiciaires.

C’est cette séparation de pouvoir qui existe d’autorité sépare l’état de l’individu. Nous sommes le seul pays au monde avoir la séparation de ces deux éléments. C’est important de bien comprendre cet état de fait français.

Cela implique une différence d’égalité de traitement du justiciable devant une juridiction. Vous avez des terminologies différentes, des cas de recevabilité qui sont différents, vous avez des délais qui sont différents. Nous avons quelque chose comme 380 délais de procédure.

Nous avons des modes de fonctionnement totalement différents, donc toute cette complexification est faite pour égarer le justiciable dans les méandres de difficultés que Boileau a dénoncé dans une de ses satires :

« Moi que j’aille crier dans ce pays de barbares où l’on voit tous les jours l’innocence aux abois, errer dans le détour d’un dédale de lois, et dans l’amas confus des chicanes énormes ce qui est blanc au fond prend du noir par les formes ».

Il faut savoir que plus de 15 000 textes de lois voient le jour chaque année, nous avons 68 codes, etc. Les administrateurs judiciaires sont responsables de la destruction du tissu des entreprises.

La prédation, qui revient souvent dans le livre d’Ernest Pardo, c’est une notion qui a été définie par Platon, cela ne date pas d’hier, qui a été reprise par Frédéric Bastiat, et qui distingue dans l’activité économique des individus, deux types d’activité : la production et la prédation.

Il est plus facile de prendre que de fabriquer, C’est pour cela qu’Ernest Pardo évoque dans son livre deux fables, l’une de La Fontaine qui incite le petit peuple, la France d’en bas, à travailler et à prendre de la peine, c’est le fonds qui manque le moins.

Puis un autre message de Boileau destiné à la France d’en haut et qui dit « Loin d’être généreux mon fils, engraisse-toi du suc des malheureux ».

Donc nous retrouvons deux catégories de personnes, une qui se brûle les doigts pour tirer les marrons du feu et l’autre qui en profite. Nous sommes exactement dans la même démarche et la prédation c’est comment 384 mandataires peuvent se partager le pactole de 70 000 entreprises par an en liquidation judiciaire.

Non seulement ils prennent des actifs sociaux et patrimoniaux de l’entreprise, ils prennent également le patrimoine personnel de ceux qu’ils ont exécutés !


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