La mort qui vient du ciel

Le rapport du GIEC concernant les conséquences d’une augmentation des températures de 1,5° à 2° est paru au début du mois d’octobre et a été proposé à la COP 24 qui s’est tenue début décembre 2018.

Afin de légitimer leurs orientations, ils proposent des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique faisant appel à la géo-ingénierie qui est un ensemble de techniques industrielles qui vise à manipuler et modifier le climat de la terre à grande échelle.

On ne trouve étonnamment aucune définition dans le glossaire fourni avec le rapport commandé au GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Très conscient de l’effet négatif que pourrait avoir sur l’opinion publique des solutions explicites de manipulation du climat, le GIEC préfère utiliser des acronymes techniques tels que SRM (Modification du rayonnement solaire) ou CDR (retrait de dioxyde de carbone). Mais de quoi s’agit-il ?

Les techniques de SRM ont pour objet de bloquer une partie du rayonnement solaire, envoyant des particules réfléchissantes au sein des nuages.

Soit à basse altitude pour augmenter leur pouvoir réfléchissant et bloquer les rayons du soleil, soit dans la haute atmosphère afin de réfléchir une partie de la lumière solaire avant qu’elle n’atteigne la surface de la terre. On parle alors d’aérosols stratosphériques.

Il a été suggéré d’ajouter du dioxyde de souffre dans le kérosène des avions alors que le raffinage a pour but de retirer le SO2 (dioxyde de souffre) du kérosène jugé trop polluant et participant à l’acidification des océans.

S’apprête-t-on à nous faire croire ainsi que prendre l’avion serait une bonne solution pour lutter contre le réchauffement climatique ?

Les techniques de CDR visent à retirer du dioxyde de carbone, un des principaux gaz dit à effets de serre, de l’atmosphère. Plusieurs techniques sont proposées, déverser des milliards de tonnes de minerai dans l’océan pour doper le plancton qui naturellement absorbe du CO2.

Le terme choisit est alors fertilisation des océans, construire de grosses machines capables d’éliminer le dioxyde de carbone directement de l’air ambiant et de le stocker sous terre. Enfin la BECCS, Bio-ingénierie avec capture et séquestration du carbone…

Qu’est-ce que la séquestration du carbone ? La séquestration du carbone consiste à stocker dans des couches profondes des gaz à effet de serre précédemment extraits soit de l’atmosphère, soit des rejets de process industriels. Par exemple, lors de la production d’agrocarburants.

Pour retirer suffisamment de CO2, ces méthodes demandent énormément d’étendues de terres arables mettant en péril la sécurité alimentaire. Ces procédés sont apparemment plus naturels et socialement plus admissibles si on ne sait pas qu’ils recourent à une crémation des arbres.

Il pose en réalité de nombreux problèmes. Il s’oppose à la préservation des forêts mais aussi à la restauration des écosystèmes dégradés. Il existe de nombreuses limites à la séquestration du carbone dans le domaine agricole car les sols ne peuvent retenir indéfiniment le carbone stocké.

La capacité maximale de stockage est ainsi vite atteinte. On atteint des limites techniques et physiques.


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