La mort qui vient du ciel, fin

Retrouver le précédent article. Comment séquestrer du carbone dans les terres agricoles ?

Le secteur de l’agrobusiness va-t-il se servir de la séquestration du carbone dans les sols pour verdir ses pratiques tout en utilisant du glyphosate et des OGM ?

Ce qui pourrait être bon théoriquement pour le climat ne l’est pas forcément pour le reste notamment pour la biodiversité. Pourtant les états se tournent vers la séquestration de carbone avant même d’avoir envisagé de taxer le kérosène et le fuel maritime.

Pourquoi n’existe-t-il aucune réglementation pour encadrer et mesurer leurs émissions de co2 voire de dioxyde de soufre, de particules fines, ni pour vraiment réguler ces secteurs avant d’envisager des méthodes industrielles dont nous ne connaissons pas les conséquences pour les générations futures.

Pourquoi se tourner vers la compensation avec des technologies dangereuses pour nos écosystèmes ? Cela ne va-t-il pas susciter un intérêt démesuré pour les terres agricoles et provoquer un véritable appel d’air qui mènera à la marchandisation des terres.

Cela va transformer nos paysannes et paysans en véritable calculette à carbone au détriment d’une agriculture plus équitable pour nos systèmes agricoles et alimentaires.

Si nous tolérons de telles technologies industrielles, nos terres agricoles deviendront des variables d’ajustement des politiques climatiques au détriment de la souveraineté alimentaire.

Nous nous retrouverons dans une biosphère bien moins bio que jamais. Comment peut-on imaginer extraire de la Terre le bon et y enfouir le très mauvais.

Une profusion d’articles sur le climat et la nécessité de “freiner la croissance démographique” prépare l’opinion à accepter l’inacceptable. Nous sommes à l’heure d’un choix essentiel entre deux mondes.

Notre ambition est de prendre l’opinion à témoin pour lutter contre les effets dévastateurs d’une évolution hors contrôle.


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