Cogiito – Courrier des lecteurs : À toutes les mamans

Une maman et un fils courageux : BRAVO ! Dans ce témoignage il manque un peu de gratitude à mon égard, c’est dommage.

Giuseppe

Bonjour, Je me présente, je suis maman d’un adolescent de 13 ans. Depuis le début de la crise sanitaire en 2019, notre vie s’est transformée en enfer.

Je dois avant de préciser que j’ai été mariée avec le père de mon fils et qu’il a fait, et fait partie de l’Opus Dei, de l’Ordre de Malte et de la Franc-Maçonnerie.

Nous avons toujours eu des problèmes de communications avec mon ex-conjoint mettant notre fils dans des situations extrêmement complexes. J’ai alors décidé de faire appel au juge des enfants afin de pouvoir clarifier des points capitaux concernant son éducation et sa santé.

Le dossier a été ouvert en 2019 quand la crise sanitaire est arrivée.

Cela a commencé à la rentrée scolaire 2020-2021 avec l’utilisation du gel hydro alcoolique distribué systématiquement à l’entrée/sortie du collège et avant/après chaque cours (soit 10 fois au minimum par jour). Le fait aussi que mon fils avait d’importants maux de tête à cause du port obligatoire du masque et que ma demande principale était qu’il puisse avoir la permission de respirer normalement entre chaque cours.

J’ai envoyé une première lettre au principal du collège qui m’a répondu qu’il ne faisait qu’appliquer le règlement. Deuxième lettre où je questionne (après avoir lu le protocole sanitaire de l’Éducation Nationale) l’utilisation du gel en rappelant que cela devait être exceptionnel et non systématique et que l’accès aux points d’eau devait être facilité et également quelles solutions pouvaient être données à mon fils. La réponse fut identique, pas d’exception.

Je suis allée voir mon médecin traitant qui a établi un certificat indiquant les difficultés rencontrées par mon fils, le principal l’a refusé.

Sur ce, mon fils s’est positionné : il a porté le masque mais sans couvrir le nez de sorte qu’il puisse respirer. Dans certains cours cela fonctionnait, dans d’autres, pas. Une petite ritournelle s’est mise en place en classe, c’était à celui qui dénoncerait en premier le masque mal mis. Je l’ai su au bout de 3 mois. J’ai immédiatement contacté l’équipe pédagogique (profs, psychologue et principal) et les adultes sont intervenus en interdisant aux jeunes de cafter. Il y eut un répit d’un mois.

Lorsque mon fils croisait un professeur, un CPE ou même d’autres collégiens plus âgés, tous allaient en informer le principal qu’il portait mal le masque.

Certains profs faisaient du chantage ou de l’intimidation en promettant un renvoi ou sa responsabilité si hospitalisation dans sa classe il y aurait.

J’ai continué d’écrire et d’appeler le collège mais le harcèlement a continué.

Puis, par l’intermédiaire du site Cogiito, nous avons découvert l’existence de la Common Law Court. J’ai dans un premier temps regardé seule la vidéo et mon fils en venant me voir a entendu une phrase qui l’a interpelé : dans cette société, dès la naissance, nous sommes considérés comme des numéros et non des êtres humains. Du haut de ses 12 ans, cela l’a révolté et après avoir vu entièrement la vidéo, il a décidé de devenir un être humain.

J’avoue qu’au début, j’ai hésité à l’inscrire car étant mineur, juridiquement parlant, tout acte doit être concerté avec les deux parents. Mon fils a argumenté et je l’ai inscrit. À l’aide d’un ami, j’ai rédigé une nouvelle lettre au principal en indiquant spécifiquement notre nouveau statut d’être souverain et signalant que désormais il nous appartenait de juger si le port du masque recouvrant le nez était nécessaire ou pas et d’arrêter immédiatement le harcèlement subit. Cette lettre (que j’avais mise en copie au père) a déclenché une réaction inattendue :

une information préoccupante signalée par le principal, la psychologue et le père de mon fils.

Une enquête sociale a été ouverte, la juge des enfants nous a reçus en nous maltraitant oralement, nous accusant d’être dans un mouvement sectaire et qu’un jeune de son âge ne pouvait pas prendre seul une telle décision sans être influencé, qu’il n’était pas assez mature (rappelons juste qu’à partir de 12 ans un jeune peut choisir de se faire injecter un vaccin ou pas). Nous avons également été menacés d’un placement en famille d’accueil. Pendant cet entretien le père était présent car étant à l’origine de l’information préoccupante et ne s’est en aucun cas opposé à cette mesure.

Je pensais que le plus dur était passé. A la reprise des cours suite au 3e confinement, le harcèlement a recommencé. J’ai demandé à mon fils comment il voulait se positionner et il fut encore plus catégorique qu’avant, il continuerait à porter le masque sous le nez. Le principal l’a accueilli et placé dans un couloir, sur un banc, pendant 3 heures sans jamais me contacter. Il est resté seul avec des adultes qui le sommaient de mettre correctement le masque.

Son père qui avait été contacté, lui intimait d’obéir. Mais il n’a pas cédé.

Quand j’ai pris connaissance de cela, j’ai immédiatement rencontré le proviseur et après un dialogue de sourd de plus de 2 heures, j’ai compris. Il m’a avoué que mon fils de 12 ans serait un exemple et que jamais il ne laisserait un 6e tenir tête à des adultes. D’autant plus qu’après toutes ces moqueries, ces réflexions et harcèlements, certains de ses camarades de classe ont commencé à demander pourquoi, il refusait d’obéir. Il a simplement répondu : “lisez le règlement intérieur, cela n’est pas écrit”.

L’année scolaire s’est terminée, l’enquête sociale a continué avec toujours les mêmes questions concernant la CLC, que potentiellement celle-ci était une secte dangereuse. Nous avons eu l’impression d’être considérés comme l’ennemi public numéro un de la société.

Et puis, j’ai arrêté d’envoyer des lettres, d’appeler des associations au secours.

La rentrée 2021-2022 a eu lieu, mon fils a continué à porter le masque sous le nez avec toujours son lot de réflexions. Aujourd’hui, cela n’a plus lieu d’être car l’obligation n’est plus présente. Il y a eu des pressions concernant la vaccination, des sous-entendus assez agressifs mais il n’a pas cédé.

Nous avons été de nouveau reçus par la juge des enfants (autre que la précédente) et là, nous avons été entendus. La juge a confirmé que nous avions le droit de penser différemment, d’être en désaccord avec les politiques gouvernementales prises et qu’en France, nous avions la liberté d’expression.

Mon fils a 13 ans, il est lucide, objectif sur notre société. Il est sorti grandi de cette épreuve.

Alors, si je peux donner un conseil, en tant que mère, c’est de faire confiance à l’intelligence de vos enfants. Si nous en tant qu’adultes, nous nous plions avec plus ou moins de docilité à des mesures inhumaines, pas eux.

Ce qui m’a permis de “tenir”, de rester malgré tout relativement calme (avec des moments d’indignation, de colère, d’incertitude) c’est de prendre du recul et finalement de rire de cette société qui inverse les valeurs de nos vies. J’ai visualisé que la situation était définitivement réglée, pour le mieux de mon enfant, et j’ai considéré que cela était fait. J’avais tout entrepris, je me suis pliée à toutes les exigences demandées par les organismes officiels et finalement ce qui m’a fait continuer, c’est la foi de mon fils, la force de ses convictions.

Une maman anonyme, mais combattive

Publication originale et sources


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