Les vertus de l’Artemisia – 2

Partie 2 – La maladie se manifeste par des fièvres violentes et des sueurs qui peuvent dégénérer en coma à l’issue fatale…

Les enfants sont les principales victimes de la malaria. Dans certaines zones très touchées, 1 enfant sur 5 en meurt. Depuis la nuit des temps l’homme fait la guerre à la malaria sur deux fronts : la lutte contre le parasite et la lutte contre le moustique.


Pour combattre l’anophèle, on a surtout utilisé des insecticides comme le DDT qui a débarrassé les pays industrialisés de la maladie. En 1964, il n’y a plus de malaria en europe.

Les hommes se protègent aussi des piqûres en se réfugiant sous des moustiquaires.

Depuis la fin des années 80, certaines sont imprégnées d’insecticide à effet longue durée, recommandées par l’organisation mondiale de la santé : l’OMS. Elles sont souvent distribuées gratuitement.

Parallèlement à la lutte contre le moustique, s’est organisée la lutte contre le parasite. L’écorce d’un arbre offre la première substance naturelle anti-malaria : la quinine. La quinine est plus tard isolée, synthétisée et commercialisée sous l’appellation de chloroquine. Autour de la malaria, le business commence !

C’est la guerre du Vietnam qui va révéler l’existence d’un traitement alternatif. Les soldats américains prennent de la chloroquine pour se protéger de la malaria. En face les troupes communistes n’ont pas de traitement et les combattants sont décimés par la maladie.

Le dirigeant communiste Hồ Chí Minh fait alors appel au grand frère chinois qui propose de lui envoyer une plante médicinale connue depuis des siècles en Chine la qinghao ou duang hua hao : nom scientifique artemisia annua.

Des tonnes d’artemisia sont acheminées vers le Vietnam et consommée en tisane par les combattants communistes.

Elle fait l’effet d’une potion magique et contribuera à la victoire des Việt Cộng. Certains y verront le premier succès de la médecine naturelle sur la médecine conventionnelle.

Les chinois lancent le projet 523, une vaste recherche qui vise à isoler les principes actifs des plantes médicinales dont l’artemisia. Étrangement les occidentaux ne vont pas s’intéresser à cette plante.

L’organisation mondiale de la santé continue à recommander la chloroquine et autres dérivés.

L’OMS estime que la chloroquine a fait reculer la maladie partout dans le monde. Mais on administration massive a aussi généré des résistances.

Dans les années 70, on a vu l’émergence de la résistance à la chloroquine en Asie du sud-est et peu de temps après, on a vu l’émergence de la résistance en Amérique du sud.

Cette résistance à commencer à s’étendre de l’Asie du sud-est et elle a atteint l’Afrique à la fin des années 70, début des années 80…

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