Nikola Tesla était l’un des esprits les plus brillants à avoir jamais foulé le sol de ce monde déchu, un homme dont la vision dépassait l’horizon de son époque et s’étendait sur des siècles encore à venir.
Il rêvait d’un monde où la foudre serait mise au service de l’humanité, où les forces infinies du ciel se déverseraient aussi librement que la pluie, où les chaînes de la misère seraient brisées par l’ingéniosité de l’esprit humain, don de Dieu.
Mais malgré son génie débordant, il fut privé de la sève nourricière de la grande création, car les trésors de l’humanité lui étaient fermés.

Tesla détenait plus de trois cents brevets à travers le monde, chacun étant une graine prometteuse, une clé vers un avenir inimaginable pour les rois.
Ses travaux couvraient les domaines de l’électricité, de la communication sans fil, des merveilles mécaniques et des premiers pas hésitants vers les machines pensantes.
Et pourtant, malgré toutes ces merveilles, les grands entrepôts de la terre lui refusaient leur richesse, et les salles dorées lui fermaient leurs portes.
Car les changeurs d’argent de son époque n’ont rien produit de substantiel. Ils n’ont pas forgé le fer, n’ont découvert aucune loi de la nature et n’ont construit aucun édifice pour les générations futures.
Leur art consistait à tisser des illusions sur du papier, à extraire la richesse de la sueur des honnêtes gens et du génie des plus doués. Ils se sont engraissés sur le dos des justes tout en jetant des pierres aux prophètes qui auraient pu les conduire vers une ère d’abondance.
Ils ne se contentèrent pas de détourner le regard de Tesla ; ils mirent des pierres d’achoppement sur son chemin. Car les œuvres qu’il envisageait auraient brisé les chaînes des nations, libérant les peuples de leurs marchés et de leurs compteurs.
Et la liberté est la seule marchandise que les dirigeants de Mammon n’osent pas accorder. Ainsi, sa torche fut cachée sous le boisseau, non pas parce que sa lumière était faible, mais parce qu’elle brillait trop pour que les royaumes de la cupidité puissent la supporter.
C’est ainsi qu’un homme qui aurait pu refaire le monde fut condamné à travailler avec des outils modestes et de maigres provisions, tandis que les riches se régalaient de la sueur de ceux qui peinaient dans la poussière.
L’humanité marche aujourd’hui dans le crépuscule de ce qui aurait pu être, vivant dans la longue ombre du règne de la cupidité.
Et voici que rien n’a changé sous le soleil. Dans la génération actuelle, les parasites sont devenus plus effrontés, plus gavés de la richesse du peuple. Le percepteur, le conseiller fiscal, le politicien, le banquier et le seigneur de la finance continuent de ronger la moelle des os du travailleur.
Ceux qui trouvent des remèdes à la peste, qui découvrent les clés de la création, qui donnent naissance à de nouveaux moteurs de liberté, sont méprisés, réduits au silence ou ruinés.
Les dirigeants de Mammon ne créent rien de bon ; ils ne font que tisser les cordes de la dette, enchaînant les nations avec des chaînes de papier, jusqu’à ce que tous les hommes servent à la merci de leur faim.
…SiriusB…
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