Vous êtes indécis face à une décision ? Certaines parties de vous-même sont peut-être en conflit. Plongez dans la signification spirituelle de la confusion.
Nous connaissons tous, de temps à autre, des moments passagers de confusion, où nous ne saisissons pas tout à fait un concept ou une idée. Mais la confusion peut aussi être un état d’esprit, un sentiment persistant que le monde n’a tout simplement pas de sens.
Elle peut surgir lorsque nous pensons à une situation ou à une relation particulière, et nous pouvons alors nous retrouver bloqués, ne sachant pas quelle direction prendre. Nous nous retirons alors mentalement et nous concentrons sur autre chose, évitant complètement le problème.
Nous savons tous ce que c’est que de se sentir incertain ou bouleversé. Mais qu’est-ce que la confusion, exactement ? Et quelle est la signification spirituelle de la confusion ?
Dissonance cognitive
La confusion est essentiellement la dissonance cognitive qui survient lorsque deux idées contradictoires s’affrontent en nous. Cela diffère du simple fait de ne pas comprendre quelque chose.
La confusion ne survient généralement pas lorsque nous manquons d’informations, mais lorsque les informations que nous recevons entrent en conflit avec une croyance, une compréhension ou une expérience antérieure.
Dans mon cabinet de conseil, nous travaillons souvent de manière somatique pour explorer les sentiments et les sensations corporelles qui surgissent autour d’un certain problème.
Cela implique souvent d’apprendre à connaître les différentes parties de soi-même qui réagissent à un problème de différentes manières. Par exemple, une partie de moi veut quitter mon travail et retourner à l’école, mais une autre partie craint de perdre ma stabilité.
L’expérience de la confusion peut être assez intense : nous avons tendance à la ressentir dans la tête et le haut du corps, comme un nuage en mouvement constant qui tourne dans toutes les directions. Elle nous empêche de descendre dans le bas du corps, qui est souvent l’endroit où nous ressentons vraiment nos émotions.
La confusion fonctionne donc de manière similaire à l’anxiété (et les deux peuvent certainement coexister). Comme l’anxiété, la confusion nous tire vers notre esprit, nous obligeant à nous concentrer sur nos pensées, nos idées et nos questions, ce qui alimente la spirale de la peur.
Nous nous sentons mal à l’aise lorsque nous sommes confus, car il y a une émotion profonde qui veut s’exprimer sous toutes ces pensées, mais notre système a déjà décidé qu’il serait dangereux pour nous de ressentir cette émotion.
La confusion nous empêche d’agir, nous maintient dans un état d’hésitation afin de nous protéger d’un choix qui pourrait nous blesser.
Autoprotection
Notre système a tendance à privilégier la sécurité avant tout. Mais parfois, nos idées inconscientes sur ce que signifie la sécurité sont dépassées. Par exemple, lorsque nous étions enfants, nous pensions peut-être qu’il était généralement plus sûr de rester silencieux.
Mais en tant qu’adultes, nous savons que nous devons nous exprimer si nous voulons que nos besoins soient satisfaits. Nous pouvons donc découvrir qu’une partie de notre confusion provient d’informations anciennes. Parfois, le simple fait d’en prendre conscience suffit à dissiper la confusion.
Il n’y a pas si longtemps, j’essayais de décider si je devais commencer à me préparer pour quelque chose qui se profilait à l’horizon ou attendre encore un peu.
Chaque fois que je pensais à cette décision, je ne ressentais que de la confusion et je ne pouvais pas avancer d’un pas.
Lorsque j’ai pris le temps d’observer les sensations, les pensées et les sentiments liés à cette situation, j’ai remarqué deux parties conflictuelles : une partie de moi aime se préparer parce que cela aide à apaiser mon anxiété.
L’autre partie, cependant, craignait que la préparation ne rende cet événement à venir plus réel, ce qui augmenterait l’anxiété que la préparation essayait d’apaiser.
Ces deux parties ne parvenaient pas à s’accorder sur la manière de me protéger de la douleur, alors elles m’ont maintenu dans la confusion, m’empêchant d’agir.
Cette prise de conscience ne m’a pas tout à fait sorti de ma confusion et poussé à agir, mais elle m’a aidé à mieux comprendre comment mon système, mon écosystème de moi-même, essayait de me protéger de la souffrance et de la douleur.
J’ai pu éprouver de la compassion pour ma vulnérabilité et ma peur, et faire preuve d’empathie envers mes parties conflictuelles. Cette empathie s’est accompagnée de douceur et de patience. C’était comme si j’avais le pied sur le frein et l’accélérateur en même temps, et que j’avais réussi à relâcher les deux.
J’ai eu besoin d’un peu plus de temps avant de pouvoir commencer à me préparer, mais lorsque le moment était venu, j’ai pu m’y mettre sans trop de difficulté.
Le besoin d’être honnête avec nos sentiments
Il y a également un pouvoir incroyable à se permettre d’être honnête sur ce que l’on ressent vraiment.
Nous pouvons penser que lorsque nous admettons ressentir quelque chose, par exemple de la frustration envers notre partenaire ou l’incertitude quant à l’opportunité de terminer nos études, nous devons immédiatement agir, même si nous ne sommes pas prêts. Mais ce n’est pas le cas.
Lorsque nous sommes capables de reconnaître honnêtement ce que nous ressentons, nous découvrons que nous avons le choix. La partie de nous qui souhaite rester dans une relation ou un emploi peut entrer en conflit avec la partie qui souffre, ce qui nous maintient dans la confusion.
Mais si nous parvenons à examiner honnêtement chacune de ces parties, nous pouvons sortir de la confusion et prendre des décisions qui nous apporteront de la clarté et amélioreront notre vie.
~ Julie Peters
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