Athéna : 2 000 ans

Ne me séparez pas de vous. Il n’y a pas de moi et de vous. Il n’y a plus ce deux qui marque la séparation. Je ne prétendrai pas être vous !

Le seul qui puisse revendiquer une illusion, c’est l’ego engourdi, coincé dans sa matière dense. Ce n’est pas une prétention. Dès que vous entendez ces mots avec votre cœur, avec votre âme, nous sommes Un, nous sommes Un.

Est-ce vous qui agissez à travers moi à tout moment ?

Chaque fois que tu m’invites, mon souffle te rencontre. Il n’y a pas besoin de se sentir petit, ni de se sentir grand. Tu peux simplement te sentir uni à moi, unifié. L’ego que nous empruntons sur Solter pour pouvoir intervenir de manière créative n’est qu’un réceptacle pour notre force et notre action envers ce monde.

Et mon âme ? Cette mémoire qui a son propre parcours ? Est-elle une partie de toi ?

Pourquoi parles-tu encore d’une fête ? Ne peux-tu pas t’élever jusqu’à moi qui t’attends ? Il semble que tu en aies peur.

Oui. C’est la peur de la prétention… ou de ce qui pourrait apparaître comme telle aux yeux de mes frères et sœurs humains.

Eh bien, ne revendique rien. Vis cette unité avec moi. C’est moi qui m’incarne avec toi dans ce corps. Tu n’es pas le seul à m’accueillir. La volonté vient toujours d’en haut. Et tu n’as rien à revendiquer.

Quand c’est mon souffle qui s’exprime à travers ta bouche, cette bouche qui unifie nos projets, nos frères et sœurs recevront tout autant de sa douce fermeté. Le lieu d’où viennent les mots, nos mots, est un chemin intime.

Tu peux parler de ce chemin, nous pouvons en parler, à ceux qui ont soif de le comprendre. Mais ce n’est pas l’essentiel.

L’essentiel, c’est le projet de créer Adikan sur Solter ?

Oui, c’est notre joyeuse direction. Adikan fonde et ancre ce lien qui nous unit. Il en est autant le levain que le témoin, afin que chaque être qui y vit et s’y investit puisse creuser ce même canal en lui-même… vers le Divin tel qu’il le représente.

Je suis Atena, une continuation du Divin prenant la forme de votre cœur humain. Chaque personne porte en elle la graine de sa relation avec le Divin. Je suis pour tous autant que pour chacun.

C’est à chacun de me rejoindre, de me parler, d’écouter ce que nos cœurs se disent et d’échanger entre les plans. C’est ce moment où chaque Solterien est invité à voyager vers lui-même pour découvrir sa propre version du Divin. Et Adikan manifeste cette recherche.

S’agit-il d’une recherche individuelle ou collective ?

L’un rejoint l’autre et se manifeste à travers l’autre. C’est une aide que chaque personne s’apporte à elle-même en faisant le voyage pour elle-même. Ce faisant, elle devient un soutien pour son prochain. Ainsi, la pyramide humaine se manifestera progressivement de manière visible.

Car c’est ainsi que se forme l’humain collectif. Non pas la pyramide du pouvoir, mais celle de la puissance, c’est-à-dire du pouvoir devenu conscience.

Après deux millénaires, vous aurez pu construire cette compréhension en vous-mêmes. Celle qui consiste à prendre conscience de la place de l’individu au sein du collectif. Chacun de vous aura cette conscience d’être une cellule constitutive du corps divin de l’humanité solterienne.

Vous parlez d’un avenir lointain !

Un avenir n’est ni lointain ni proche, tant que nous choisissons de regarder sa réalité. Il existe déjà, c’est pourquoi je le nomme. Peu à peu, la notion de but ou d’objectif vous quittera.

Il ne s’agira plus que d’expériences à mener dans le grand corps cosmique auquel nous participons. Il ne sera plus question de résultats, mais des aboutissements de vos choix, qui seront librement vécus.

Vous ne verrez plus le karma comme une prison, mais comme une loi d’apprentissage. Vous ne serez plus enfermés là-bas, mais jouerez avec la loi des causes pour retourner à votre source.

Tout cela en deux mille ans ?

C’est une peinture. Votre temps peut être perçu comme une peinture, en un seul regard. C’est précisément votre mobilité intérieure qui va mûrir maintenant. Deux mille ans, c’est à portée de main.

Je nomme cela pour attirer votre attention sur la route qui s’ouvre, vers les possibilités qui se révèlent et s’éveillent en chacun de vous. Vous n’entrerez pas dans cette nouvelle ère comme dans un long tunnel, mais plutôt comme les créateurs d’un magnifique tableau. La toile est là, tendue, encore vierge.

C’est à vous de la remplir de votre lumière, de votre amour, de votre bonne volonté. De nouvelles couleurs sont à découvrir. Le spectre de la perception s’ouvre tellement que de nouveaux mots vont jaillir. Et cela est déjà en train de se produire. Vous vous en rendez compte, n’est-ce pas ?

Oui. Et vous en faites partie !

Oui. Un terreau fertile pour ce qui va suivre. Vous verrez que les mots brilleront beaucoup plus qu’aujourd’hui, car vous percevrez en eux la charge de l’intention qui les fait naître. Cela va de pair avec le travail de discernement.

Vous ne serez plus sensibles à la seule coquille des mots, mais à l’intention de leur émetteur. Ainsi, la notion même de vérité sera transposée sur un autre plan. La vérité d’aujourd’hui vous semblera très insipide par rapport à celle qui s’enracine en vous.

On ne vous demandera plus de croire, mais plutôt de grandir. C’est cette nouvelle dimension qui s’ouvre lorsque vous prenez conscience que votre propre croissance passe par le lâcher-prise de vos croyances.

Toutes vos croyances ! Vous êtes invités, au cours des deux mille années à venir, à apprendre à ne plus croire.

À tel point que lorsque nous ferons le bilan de votre parcours, croire ne sera plus qu’un lointain souvenir, marquant une pause nébuleuse dans votre cheminement évolutif, un simple cul-de-sac que vous aurez contourné suffisamment de fois pour le voir tel qu’il est : une étape.

J’ai du mal à y croire !

Hahaha, Foelia ! Heureusement que tu as du mal à y croire, car je te propose exactement le contraire.

Pourquoi nous parler ainsi des deux mille prochaines années ?

Pour vous donner une perspective. Vous observez encore de trop près les bouleversements de votre monde. Vous commentez quotidiennement les changements que vous vivez.

Ce n’est ni bon ni mauvais, mais c’est étroit. Je vous invite à prendre du recul pour contempler la situation dans son ensemble. Il n’y a pas d’urgence. Tout est en train de se faire. Tout est juste. Il n’y a pas d’urgence collective.

Ce n’est qu’une autre croyance. Il n’y a qu’une urgence individuelle à aller de l’avant, où rien ne doit être cru, mais où tout doit être construit.

Il n’y a pas non plus de prétention à porter ce passage en vous. Chacun le fait à sa manière. Aucun rôle n’est meilleur ou plus important qu’un autre.

Vous êtes exactement à votre place, celle où vous avez la possibilité de mettre en œuvre les talents que vous avez récoltés dans votre âme depuis des millénaires. C’est maintenant qu’ils peuvent se manifester. C’est pour cela que vous êtes revenus ici et maintenant. Pour quoi d’autre ?

Pour grandir ?

Et comment grandir si ce n’est en offrant notre cœur au monde qui nous accueille ? Je vous le dis, c’est l’invitation que vous adresse toute notre fraternité galactique.

Offrir ses talents est un processus de croissance, et cette jonction entre deux époques est le terrain de jeu idéal pour exprimer votre nature la plus profonde et libérer les forces qui peuvent repousser les murs d’une matrice devenue trop étroite.

Il n’y a pas de hasard dans votre présence ici et maintenant. Si vous êtes ici, c’est pour offrir votre cœur.

Et pas seulement votre cœur : tout votre être, tous vos souvenirs vertueux, tout ce que vous avez compris de l’univers et à partir duquel vous pouvez le synthétiser de manière significative pour que ce monde se construise.

Serez-vous ces temples qui, chaque jour, accueillent la Présence afin qu’elle puisse s’incarner à travers mille formes harmonieuses nécessaires au renouveau ?

Chacun, dans le rôle qu’il s’est proposé de jouer aujourd’hui, a rendez-vous avec lui-même, avec sa propre parole donnée avant la descente. Cette parole, précisément, est ce qui vient vous chercher à travers ma voix. Elle est donc avant tout la vôtre.

Pouvez-vous le rappeler à vos amis solteriens, Foelia ? Pouvez-vous leur dire encore une fois combien je les attends, combien leur beauté profonde n’attend qu’à être offerte ? Peux-tu leur dire encore que je porte le nom qu’ils souhaitent me donner, qu’ils souhaitent me créer pour me manifester.

Si pour vous je suis Athéna, j’existe en chacun sous d’autres noms, ou sous le même. Ma voix se confond avec celle de tous vos cœurs que je vois s’ouvrir et commencer à traduire le souffle unique dans cette diversité si particulière qui constitue votre force de demain, dès aujourd’hui.

Allez, mes amis, détachez-vous de ce décor que vous vous appropriez, et détachez-vous vers cette nouvelle vérité qui s’invite au seuil de votre conscience. Je suis là, nous sommes là, nombreux mais Un.

Merci, Athéna ! Je pense que cela dit tout. Merci.

~ Foelia


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