SiriusB – Acte d’accusation contre le banquier

Que l’histoire retienne, devant le tribunal de l’histoire et sous le regard de l’éternité, que la figure connue sous le nom de banquier est accusée de crimes contre l’humanité, contre la liberté et contre le principe même de la vérité.

Il était autrefois présenté comme un gardien, un dépositaire de la richesse, un intendant de confiance de l’or. Tel était le mythe, telle était la supercherie. Les coffres sont vides, les pièces ont disparu, la substance a été effacée. Il ne reste que la fraude, pure et simple.

Le banquier prête ce qui n’existe pas, fabrique du crédit à partir du néant, inscrit des fantômes dans des machines, puis lie les hommes et leurs enfants à des décennies de remboursement.

Trente ans pour un logement, trente ans pour une éducation, trente ans pour le privilège de survivre. Des chaînes nées de rien, des chaînes maintenues par rien, des chaînes défendues par rien.

Ce tribunal accuse le banquier de ne pas être un bâtisseur, ni un créateur, ni même un marchand. Il est custos nihili, gardien du néant. C’est un faux prêtre de Mammon, un opérateur NPC dans un théâtre de mensonges, un bureaucrate dont le but même est l’asservissement.

Il ne cultive pas, il ne commerce pas, il n’invente pas, il ne produit pas. Il calcule, il compile, il emprisonne.

En témoignent les preuves : le travailleur, transpirant dans un travail sans fin, récompensé par des miettes ; le voleur de haut rang, engraissé par des milliards conjurés en un instant ; le banquier, enregistrant les uns et les autres sans conscience, les yeux vides, oculi vacui. Il sert la ruche et appelle cela l’ordre, ordo ab chao.

Il n’est pas le maître de l’argent, mais le geôlier des hommes.

Par conséquent, ce tribunal déclare : le banquier est servus systematis, un esclave qui asservit. Sa fonction est la fraude, son rôle la fabrication de la dette, son existence un instrument de captivité. Il est indigne de respect, indigne de confiance, indigne de continuer à exister.

Le jugement du tribunal est clair. Le règne du banquier doit prendre fin. Sa fonction doit être abolie, ses chaînes brisées, ses chiffres effacés. La terre n’a pas besoin d’une telle créature, car la vie a besoin de bâtisseurs, de créateurs, de rêveurs, et non de gardiens de l’ombre.

Qu’il soit donc inscrit dans les annales de l’histoire : le banquier est condamné, non seulement comme ennemi de l’homme, mais comme le gardien même de l’illusion.

Numerat, non vivit. Il compte, il ne vit pas.

Et pour cela, il ne survivra pas.

…SiriusB…


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