Êtes-vous trop gentil ? Les clés d’un don sain

Judith Orloff

Êtes-vous « trop gentil » et en souffrez-vous ?

Ce que je veux dire par là, c’est que les personnes empathiques et beaucoup de personnes attentionnées s’épuisent souvent en donnant trop et ne savent pas quand s’arrêter. Elles ont de bonnes intentions. Mais ce qui leur manque, c’est l’équilibre et la capacité de savoir quand donner moins et se ressourcer.

J’ai connu des personnes qui ont sacrifié jusqu’à la dernière molécule de leur être pour aider quelqu’un qui ne voulait peut-être pas de leur aide. Ou elles s’épuisent en essayant de réparer les autres.

Pour maximiser la façon dont votre générosité peut guérir les autres et vous-même, apprenez à rester perspicace et équilibré.

La neuroscience a confirmé de nombreuses façons dont le don sain améliore le bien-être. Par exemple, il a été démontré que le bénévolat réduit le niveau de stress, diminue la dépression et atténue les douleurs.

De plus, des IRM ont montré que faire un don à une cause louable augmente la dopamine, l’hormone du plaisir. Il a également été prouvé que contribuer à une communauté améliore la capacité des gens à faire face à la dépendance et au deuil.

Le désir de donner découle naturellement de l’empathie. Vous vous souciez des autres. Vous voulez les aider. Vous offrez donc votre temps, vos connaissances et votre énergie. (Pour moi, le temps est mon cadeau le plus précieux).

Peut-être écoutez-vous un collègue qui traverse un divorce difficile ou faites-vous une lessive pour un voisin malade. Peut-être souriez-vous simplement à un inconnu.

C’est un mythe de croire que le don sain est uniquement inconditionnel ou altruiste. Le don sain peut également être conditionnel. Le don sain vient du cœur, mais il consiste également à fixer des limites dans les situations qui le justifient et à prendre soin de soi.

Une forme de don consiste à montrer à quelqu’un que vous l’appréciez, que ce soit pour avoir sorti les poubelles, vous avoir remplacé au travail ou écrit un roman émouvant. L’appréciation aide les gens à se sentir valorisés et à s’épanouir.

Elle peut vous sortir d’une humeur maussade et vous permettre de penser : « Peut-être que cette situation n’est pas si mauvaise après tout ».

J’enseigne à mes patients et aux résidents en psychiatrie de l’UCLA que je supervise comment donner avec sagesse, ce qui est parfois une question de vie ou de mort.

C’est une leçon d’équilibre et de conservation de l’énergie que beaucoup d’entre nous, qui sommes trop gentils, devons apprendre. Vous aussi, vous pouvez apprendre à faire preuve d’empathie sans sacrifier votre propre bien-être. Voici quelques traits positifs d’un don sain.

Traits d’un don sain pendant les fêtes et au-delà

Pour vous sentir plus énergique et plus équilibré dans votre générosité, essayez d’intégrer ces traits de caractère dans votre vie. Apprendre à équilibrer l’empathie et le soin de soi est un beau processus de guérison continu.

Je suis inspiré par la prière du 14e Dalaï-Lama sur l’aide aux autres dans le livre : L’éthique pour le nouveau millénaire, dans lequel il cherche à être « un guide pour ceux qui ont perdu leur chemin » et « un pont pour ceux qui ont des rivières à traverser ».

À notre manière, nous pouvons aussi le faire.

~ Judith Orloff


Source

Ce contenu ainsi que les informations et les opinions qui y sont exprimées sont ceux de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement mon opinion. Tout commentaire négatif ou inapproprié sera systématiquement supprimé et l’auteur bloqué.

A propos de Etresouverain 13893 Articles
L'amour inconditionnel comme but ultime !