SiriusB – Le camp de travail forcé de la dette matricielle

Les citoyens américains doivent trente mille milliards de dollars aux banques américaines. Y aura-t-il un défaut de paiement ?

Ils appellent cela la dette souveraine. Ils l’habillent de ventes aux enchères du Trésor et de rapports sur la politique budgétaire, mais si l’on enlève le jargon technique, on découvre un cercle vicieux de servitude.

Un gouvernement central émet des obligations pour financer ses activités. Ces obligations sont achetées, non pas par des ennemis étrangers, mais par des entités nationales : mégabanques, fonds de pension, syndicats d’assurance et, surtout, la banque centrale elle-même.

Il en résulte une nation qui doit son existence non pas au monde, mais à une aristocratie financière qui réside à l’intérieur de ses propres frontières.

Sur les 37 000 milliards de dollars qui pèsent actuellement sur les États-Unis comme une épée de Damoclès, plus de 30 000 milliards sont détenus par des intérêts nationaux.

Et pas par les citoyens lambda, ni par votre voisin qui collectionne les coupons de réduction ou par un agriculteur du centre du pays.

Ils sont détenus par la classe financière : les détenteurs d’obligations, les investisseurs institutionnels et les planificateurs centraux, dont les sources de revenus reposent sur les intérêts payés par vos impôts, votre inflation et votre capitulation.

Ils appellent cela un système basé sur la dette. En réalité, il s’agit d’une machine à extraire des liquidités. Le gouvernement fédéral emprunte.

Les banques prêtent, en utilisant des dollars numériques nouvellement créés. Les fonds sont dépensés, souvent de manière inefficace, dans des programmes, des contrats ou des guerres. Pour rembourser la dette, le gouvernement augmente les impôts et dévalue la monnaie.

Cette taxe cachée, appelée inflation, érode votre pouvoir d’achat, année après année. Pendant ce temps, les détenteurs d’obligations perçoivent un rendement sans risque.

Prenons l’exemple d’un bon du Trésor. Le gouvernement émet une obligation à dix ans à 3 %. Une mégabanque achète cette obligation en utilisant des réserves créées à partir de quelques clics. Le gouvernement paie les intérêts de cette obligation à partir des recettes fiscales prélevées sur vos impôts.

À l’échéance, l’obligation est renouvelée ; elle n’est jamais remboursée, mais simplement réémise à un nouveau taux. Et chaque fois que cela se produit, la dette augmente. Le public s’appauvrit. L’élite financière s’enrichit.

On vous dit que c’est normal. Cela s’appelle les finances publiques. C’est enseigné dans les manuels d’économie et loué par les experts en politique.

Mais au fond, il s’agit d’un système de blanchiment : votre travail est converti en dollars, vos dollars sont convertis en paiements d’intérêts, et ces paiements sont directement versés sur les comptes de ceux qui ont rédigé les règles.

La banque centrale joue son rôle avec précision. Elle achète les obligations quand personne d’autre ne le fait, ce qui permet de maintenir les taux d’intérêt à un niveau bas et de graisser les rouages du système. Ce processus s’appelle la monétisation.

C’est la version légale de l’impression de monnaie pour racheter sa propre dette. L’effet est prévisible. Les prix des actifs montent en flèche, les salaires stagnent et le fossé entre la classe dirigeante et la classe ouvrière se creuse.

Pendant ce temps, le citoyen moyen est pris au piège. Prêts hypothécaires, cartes de crédit, prêts automobiles, prêts étudiants : les dettes personnelles s’accumulent, tandis que le gouvernement exige son dû sous forme d’impôts. Vous payez l’impôt sur le revenu.

Vous payez la taxe sur les ventes. Vous payez des gains en capital si vous osez investir. Vous payez l’impôt foncier pour vivre sur la terre que vos ancêtres ont construite.

Et tout cela remonte vers le haut, pour payer les intérêts sur des obligations que vous n’avez jamais autorisées, pour des dépenses que vous n’avez jamais approuvées.

Ce n’est pas du capitalisme. C’est une économie dirigée par des pharaons des tableurs. Vous n’êtes pas un acteur. Vous êtes le rendement. Vous êtes le retour sur investissement. Vous êtes le capital humain qui soutient le bilan.

Ils n’ont pas besoin de barreaux ni de chaînes. L’enfermement est économique. Le contrat est psychologique. On vous attribue un numéro de sécurité sociale à la naissance, un compte courant à l’adolescence, un prêt immobilier à trente ans, et lorsque vous réalisez que le jeu est truqué, la dette est déjà générationnelle.

Ce n’est pas une nation d’hommes libres. C’est une plantation de courbes de rendement. Les esclaves sont numériques. Le coton est la monnaie fiduciaire. Le fouet est le score FICO.

Et les maîtres, l’élite financière qui détient la dette, contrôle la masse monétaire, rédige le code des impôts et manipule les marchés, ne portent ni couronne ni manteau.

Ils portent des cordons. Ils siègent dans des panels. Ils dirigent des groupes de réflexion et assistent à des sommets. Ce ne sont pas des ennemis étrangers. Ce sont des membres de la royauté nationale.

Le camp de travail forcé de la dette Matrix n’est pas théorique. Il est opérationnel. Chaque salaire qui disparaît dans les retenues fiscales, chaque miche de pain qui coûte deux fois plus cher, chaque heure passée à courir après un dollar qui ne vaut plus rien, tout cela en est la preuve.

C’est votre preuve. Vous ne travaillez pas pour la liberté. Vous travaillez pour payer des intérêts.

Et ces intérêts ne sont pas seulement financiers. Ils sont spirituels. Ils sont générationnels. Ils sont le prix de votre silence.

Vous êtes à l’intérieur du système. Vous êtes le produit. Et dès que vous comprenez cela, l’illusion commence à se briser.

~ SiriusB Chaman


Source

Ce contenu ainsi que les informations et les opinions qui y sont exprimées sont ceux de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement mon opinion. Tout commentaire négatif ou inapproprié sera systématiquement supprimé et l’auteur bloqué.

A propos de Giuseppe 13520 Articles
L'amour inconditionnel comme but ultime !