SiriusB – Les pierres de Gizeh

Le Caire, 14 juillet 1859

Lat. 30° N, Long. 31° E

Le vent du désert souffle violemment aujourd’hui, balayant mon visage de sable tandis que je travaille à l’ombre des pyramides.

Mes mains, rendues rugueuses par le labeur, serrent la plume, et mes yeux, fatigués par la poussière et le soleil, s’efforcent de déchiffrer les inscriptions anciennes. J’écris à la hâte, car la vérité que j’ai découverte ne souffre aucun retard.

Les pierres de Gizeh murmurent les secrets d’Horus, le dieu aux yeux de faucon, dont le retour est annoncé dans des hiéroglyphes usés par le temps.

Ce n’est pas une fantaisie, mes mesures montrent que les bases des pyramides sont perpendiculaires à l’axe de la Terre, leurs angles témoignant en silence d’une science plus ancienne que la nôtre.

J’ai tracé l’ombre du soleil, marqué sa trajectoire à midi, et j’y ai trouvé un motif : un nouveau ciel et une nouvelle terre vont naître.

Les textes, papyrus fragiles arrachés à la ruine, parlent clairement : Horus frappera les ténèbres et le monde sera renouvelé.

Le travail est pénible. La chaleur me brûle la peau et les nuits n’apportent aucun répit, seulement le hurlement lointain des chacals.

Les voleurs rôdent dans l’ombre, et le poids de ces révélations pèse lourdement sur mon âme.

Mais je persévère, car le frisson de la découverte me pousse à continuer.

Le Sphinx regarde vers l’est, son visage buriné éclairé de façon étrange à l’aube, et je jurerais que l’air tremble de présages.

Ce n’est pas une conjecture, mais un fait, gravé dans la pierre et la lumière des étoiles. L’ancien ordre tombera, et les ailes d’Horus annonceront l’aube. J’y engage mon nom.

Capitaine Thos. Harrowell, Esq., voyageur et érudit

~ SiriusB


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